Home UncategorizedSKINNY MOLLY au BIKE’N ROLL FEST MONTFERMEIL 29 juin 2013.

SKINNY MOLLY au BIKE’N ROLL FEST MONTFERMEIL 29 juin 2013.

by philippe.archambeau@wanadoo.fr

Motos, bière et rock sudiste sont généralement les ingrédients d’un cocktail réussi. Ce fut encore une fois le cas avec l’édition 2013 du Bike’N Roll Fest avec Skinny Molly en vedette principale.
Si on m’avait dit qu’un jour Mike Estes, guitariste qui a croisé le fer avec le légendaire Ed King au sein de
LYNYRD SKYNYRD, viendrait se produire à deux minutes de chez moi, j’aurais sans doute rigolé.
Mais la vie nous réserve bien des surprises.
C’est donc le cœur serein que je me dirige vers la salle des fêtes de ma commune. Les organisateurs du BIKE’N ROLL FEST ont bien fait les choses : motos Harley Davidson et grosses bagnoles américaines en exposition sur l’esplanade, l’incontournable buvette à l’entrée, un stand de tatouage à l’intérieur et, au fond de la salle, la scène où se produit un tribute band dédié à AC/DC (les War Machines). Le groupe se débrouille plutôt bien. Par contre, je note que les basses de la sono sont poussées à fond, ce qui n’est pas forcément le bon réglage pour du rock sudiste.

Les War Machines terminent leur set vers 22h30. Skinny Molly était prévu pour 22h00 mais tout le monde sait bien que l’on est rarement à l’heure dans le petit monde de rock’n roll.
Je constate avec surprise que les membres de Skinny Molly installent eux-mêmes leur matos. Pas de roadies à disposition. Il est vrai que ce ne sont pas de « grosses »vedettes mais quand même… Mike Estes tient à chanter dans son propre micro. Meilleur matériel ? Phobie des microbes ? Une chose est sûre, quand l’un des sonorisateurs vient tester les voix, Mike Estes lui signifie gentiment qu’il va le faire lui-même.
Jay Johnson installe lui aussi son ampli. C’est vraiment marrant de voir des musiciens reconnus déambuler sur scène, de la filasse plein les mains.
Une vingtaine de minutes plus tard, Thierry, l’animateur de la soirée, nous annonce le show de Skinny Molly. Mike Estes se pointe coiffé d’un chapeau de « gambler » (joueur professionnel du Far West) comme celui que porte Steve Holland sur la photo de l’album No Guts, No Glory. Cela produit son petit effet. Et c’est parti !
Comme je le redoutais, les sonorisateurs ne connaissent qu’une seule façon de mixer : les basses en avant et à fond (d’ailleurs, à plusieurs reprises, le bassiste déclenchera une série d’infra basses involontairement). Enfin, tant pis ! Placé juste devant, je me chope le son de la scène et c’est aussi bien comme ça.
Les compositions originales de Skinny Molly sont un mélange de morceaux au tempo médium (sorte de « Swamp/Southern Rock ») et de titres plus rapides, flirtant avec le « Big Rock US » (un peu dans le style de Tom Petty). (Tom Petty est lui aussi originaire de Floride, Gainesville pour être plus précis, comme beaucoup de musiciens du rock sudiste, N.dR.)
Côté technique, Mike Estes est égal à lui-même avec son style oscillant entre Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd. Il reste fidèle à sa Gibson. Jay Johnson a un style plus rentre-dedans, plus hard rock et il gratte sur une guitare Dean. Et il passe son temps à bouger et sauter en rythme (la perte de quelques kilos superflus y serait-elle pour quelque chose ?).
Le bassiste Luke Bradshaw monte tranquillement et avec le sourire un mur rythmique avec le batteur Kurt Pietro qui frappe toujours avec le même enthousiasme.
Mike Estes annonce « Devil In The Bottle », morceau qu’il a composé durant son passage chez Lynyrd Skynyrd et qui figure sur l’album Endangered Species. C’est toujours aussi bon !
Mais Skinny Molly est aussi un groupe de reprises et ils ne s’en privent pas. « Wishing Well » (chanté par Jay Johnson) et « Saturday Night Special » sont interprétés de main de maître. Ils nous envoient également un « Train Train » sur-vitaminé que n’aurait pas renié le Blackfoot de la grande époque. Mike nous fait chanter le refrain à l’unisson.
En ce qui me concerne, c’était un bon concert. Skinny Molly nous a délivré un show honnête, d’une excellente facture, quoique sans surprise.
Je répondrai donc par avance aux critiques d’éventuels détracteurs. Le manque d’originalité ? Oh ! Cela reste du bon vieux rock sudiste. Le jeu quelquefois approximatif de Mike Estes ? Très rarement, quand il se laisse emporter mais on lui pardonne. Le trop grand nombre de reprises en concert ? On appelle cela l’héritage !
Et puis ces mecs sont venus du fin fond du Tennessee pour porter la bonne parole du rock sudiste. Alors, que demander de plus en ces temps incertains ?
Décidément, la vie nous réserve parfois de bonnes surprises.
Olivier AUBRY (Photos et Article)
L’équipe de RTJ était aussi la veille de Montfermeil en Aquitaine pour voir Skinny Molly. Merci aux organisateurs les Outcasts d’Aquitaine de nous avoir permis de voir dans le sud-ouest Skinny Molly, ce qui est une vraie rareté. Vers 22 h les Bootleggers emmenés par Didier Céré au chant et Frédo à la guitare lead vont prouver sur une scène immense qu’ils sont bien le groupe français préféré des Texans. Juste revenus d’une tournée au Texas, les Boolteggers vont nous gratifier d’un « Sweet Home Alabama » devenu une vraie signature sur scène du groupe. N’oublions pas que dans les années 80, Didier avait un groupe sudiste appelé Abilène.
Philippe Archambeau (Photos et Article)
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