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DOUG MACLEOD: Brand New Eyes (2014)

by philippe.archambeau@wanadoo.fr

DOUG MACLEOD: Brand New Eyes (2014)
Il nous le prouve de suite avec le premier morceau, « Brand New Eyes », un country blues « arrangé » (par l’ajout de quelques accords supplémentaires) avec une ligne de basse ronflante jouée avec le pouce tandis que les autres doigts se chargent de la mélodie. Big Bill Broonzy doit sourire dans sa tombe. Ensuite Doug fait tourner « Something Dark Is Walking » à la manière de John Lee Hooker, le tempo marqué avec le pied et toujours une basse bourdonnante alternée avec les accords. « The Train Of Change », au style country/rockabilly, est le seul morceau du disque joué en trio (guitare, contrebasse et caisse claire caressée aux balais). Le solo me fait penser à Willie Nelson, guitariste sous-estimé à mon goût. « Midnight In Memphis », une lente et superbe ballade qui rappelle le « Magnolia » du regretté JJ Cale, me touche en plein cœur. Seul avec sa guitare, Doug interprète avec sincérité ce titre imparable de technicité et de feeling. Génial ! Encore du finger picking avec « Zu Zu Woman » qui m’évoque le « Crazy Life Picking » de Ry Cooder. Par contre, le solo est proche du « Guitar Shuffle » de Big Bill Broonzy.
L’instrumental « Somewhere South Of Somewhere » nous en met plein la vue. Décidément, Doug MacLeod est un orchestre à lui tout seul.
A l’écoute du country blues « I Rolled A Nickel », une constatation s’impose : Doug chante comme un vieux bluesman noir. Ensuite, il nous assène « The Nature Of A Man », un titre jazzy acrobatique et très technique, son pouce jouant des walking bass dans un style boogie et ses autres doigts plaquant les accords.
Je craque aussi pour « Some Old Blues Song », une ballade southern blues qui aurait pu être composée par Gregg Allman ou Dickey Betts. Hello « Melissa » !
Pour finir, « Welcome In Your Home », un country blues rapide et survolté, nous démontre encore tout le talent et la technique de Doug.
Bon, je vous laisse. Je vais de suite me repasser cet album.
La tradition, ça a du bon.
Olivier Aubry

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