Définitivement pas pour moi, ce genre de musique, et ce malgré un talent indéniable.
Une bonne demi-heure plus tard après une intro marquée par la diffusion du Rock And Roll Damnation d’AC/ DC, Dirty Honey débarque sur la scène de la Machine du Moulin Rouge sur un Can’t Find The Brakes des plus détonants. Le son s’avère être d’entrée de jeu très bon. Etonnant de constater à quel point le chanteur Marc Labelle, attifé d’un élégant galurin, reprend les gimmicks de Chris Robinson, ci-devant chanteur des Black Crowes dont on sait que ce dernier est son mentor absolu. John Notto, lui c’est plutôt un Jimmy Page ou Joe Tyler dans l’attitude (bref, on finit par s’y perdre), mâtiné d’un faciès qui lorgnerait du côté d’un Gary Moore jeune (époque Black Rose de Thin Lizzy). Le bassiste qui a pour nom Justin Smolian et qui arbore des lunettes fait penser immanquablement à Glenn Hughes alors qu’il secoue hargneusement son épaisse crinière frisée sur California Dreamin’ (Labelle nous annoncera à l’issue de ce morceau que la prestation sera enregistrée), Heartbreaker, Get A Little High et Scars délivrés dans des versions particulièrement décapantes.
Sur ce dernier concert européen, le trépidant vocaliste n’a de cesse de faire intervenir le public déjà chaud
bouillant. Il le sait alors qu’il tend son micro au dessus de la fosse. Après un Dirty Mind et un Tied Up pour le moins convaincants, les Californiens se lancent dans deux interprétations acoustiques de Coming Home et Honky Tonk Women des Stones, toutes deux réussies. J’imagine que les fans purs et durs des Stones auraient crié au scandale à l’écoute de cette version complètement dépouillée de ce classique intemporel. Nos natifs de Los Angeles s’en sortent parfaitement bien dans cet exercice ô combien exigeant.
Ce qui suit est un titre qui a la carrure d’atteindre le statut de « Classique » avec un grand « C ». Don’t Put Out The Fire fait partie de ces titres accrocheurs qui vous donnent envie de le réécouter encore et encore et l’ami Labelle l’a parfaitement compris puisqu’il prend un malin plaisir à en proposer une version étirée, sollicitant le public parisien de temps à autre. Je l’ai fait écouter aux élèves de 5ème à la fin d’un cours et ils m’ont fait « Waouh, M’sieur, c’est sympa vot’ truc ! ».
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