LYNYRD SKYNYRD
Intro
02:10 Workin’ for MCA
03:34 What’s Your Name
07:06 That Smell
08:21 I Know a Little
11:35 Saturday Night Special
13:11 Down South Jukin’
15:05 Gimme Back My Bullets
16:41 Cry for the Bad Man
18:25 The Needle and the Spoon
20:56 Tuesday’s Gone
26:51 Simple Man
34:00 Gimme Three Steps
38:45 Call Me the Breeze
41:34 Sweet Home Alabama
48:07 Encore: Free Bird
C’était une première pour Lynyrd Skynyrd : leur premier concert parisien sans aucun membre d’origine, le regretté Gary Rossington étant décédé en 2023…
Une histoire hors du commun
Lynyrd Skynyrd a certainement l’une des histoires les moins banales de l’histoire du rock. Tout d’abord, un accident d’avion en 1977 qui décima le chanteur et mentor Ronnie Van Zant, le fabuleux guitariste Steve Gaines ainsi que sa sœur, la choriste Cassie Gaines, les autres membres du groupe ayant été très sévèrement blessés…
S’ensuivit une reformation en 1987 avec le jeune et très talentueux Johnny Van Zant au chant, à la place de son défunt frère. Puis, au fil des années, le groupe — qui a continué à sortir des albums et à enchaîner les tournées — a perdu petit à petit tous ses membres originaux, toujours remplacés par d’excellents musiciens, souvent issus de super groupes : The Outlaws, Blackfoot, The Black Crowes, Cry of Love, Charlie Daniels Band, Damn Yankees, et j’en oublie certainement…
À noter quand même le retour, en 1996, du guitariste-chanteur Rickey Medlocke, qui fut pendant deux ans et demi — juste avant la sortie du premier album en 1973 — le batteur du groupe. Il collaborera aussi à l’écriture de quelques morceaux et en chantera quatre.
Bref, nous avons maintenant affaire à un groupe hommage qui perpétue la musique de ses aînés, mais avec classe, respect et détermination.
Un concert tout bonnement génial
Et ce concert donné au Zénith de Paris était tout bonnement génial.
Les morceaux s’enchaînent sans temps mort, ça joue extrêmement bien. J’étais fièrement installé dans la fosse et je profitais du show : son impeccable, superbe mise en scène, notamment avec cette vidéo d’introduction qui retrace la naissance du groupe.
L’hommage à tous les membres originaux disparus fut particulièrement émouvant…
Sinon, le set est sans surprise, hormis un fabuleux « Cry for a Bad Man » que je n’avais jamais vu en live.
Je regrette quand même qu’aucun morceau de la période Johnny Van Zant ne soit joué, le groupe préférant se concentrer sur les grands classiques des années 70.
De 7 à 77 ans
Il y a de tout dans le public, ça va de 7 à 77 ans, comme les jeux Nathan.
Pour l’anecdote, j’avais deux jeunes filles — à peine 20 ans — à côté de moi, qui chantaient tous les morceaux par cœur. Elles ne connaissaient rien de l’histoire du groupe, qu’elles avaient découvert à travers la bande-son du film Forrest Gump.
J’ai trouvé ça chouette…
Et si c’était ça, le but de la formation actuelle : la transmission…
