Accueil PhotosGEORGE THOROGOOD AND THE DELAWARE DESTROYERS – Le Bataclan – 26 juin 2026

GEORGE THOROGOOD AND THE DELAWARE DESTROYERS – Le Bataclan – 26 juin 2026

par philippe.archambeau@wanadoo.fr
LIVE REPORT

GEORGE THOROGOOD AND THE DELAWARE DESTROYERS

Le Bataclan — 26 juin 2026

Quarante-quatre ans que je n’avais pas revu George Thorogood. Après un concert au Palace en 1981, j’avais eu l’occasion de le revoir en première partie des Stones à l’Hippodrome d’Auteuil en 1982, puis une seconde fois au Palace cette même année. Depuis, je ne l’avais plus trop suivi.

Retrouvailles ce soir, donc, par une chaleur étouffante. À noter que l’organisation avait tout de même bien fait les choses en avançant l’horaire d’ouverture d’une heure — donc à 18 h —, la salle étant climatisée. De plus, le service d’ordre viendra constamment nous donner à boire et, luxe suprême, nous vaporiser régulièrement le visage. Donc, je dis bravo.

La soirée est malheureusement loin d’afficher « sold out » — complet — ce soir : 1 000 personnes maximum, je pense. Mes souvenirs avec George Thorogood, c’étaient des concerts de deux heures qui démarraient en mode Diesel pour finir en apothéose.

On est dorénavant passé à un format d’1 h 30, avec toujours un démarrage tranquille avant que le concert ne s’intensifie. Il faut dire que le bonhomme affiche 76 ans au compteur, mais je trouve qu’il les porte plutôt bien : toujours assez svelte, l’œil rieur et affûté, sans oublier son style de guitare qui paraît simple, mais qui m’a toujours bluffé, avec l’utilisation du bottleneck — qu’il donnera d’ailleurs à un spectateur du premier rang.

Son style de guitare m’a toujours plu. Cette impression de facilité lorsqu’on le regarde jouer : il semble être né avec son Epiphone demi-caisse dans les mains.

La set-list est une sorte de « best of », entre ses propres titres et des reprises, avec tout d’abord « Who Do You Love » de Bo Diddley. Bo Diddley que l’on peut d’ailleurs voir dans le clip vidéo de « Bad to the Bone ».

Le son est parfait, idem pour les éclairages — cela me change des éclairages à la c.. que l’on doit subir assez souvent. Ben oui, ce soir, c’est du rock vintage, ou plutôt du blues-rock avec du boogie, et à musique traditionnelle, éclairages traditionnels.

Les musiciens accompagnant George sont parfaits, eux aussi d’époque, je dois dire. Du groupe d’origine, The Destroyers, seul reste le batteur. Le saxophoniste est juste impeccable : il apporte cette touche d’originalité que j’aime dans la musique de Thorogood.

Ce soir, nous avons droit aux classiques du groupe avec « Move It On Over » de Hank Williams — c’est à cette époque, en 1978, que j’avais découvert leur musique —, « One Bourbon, One Scotch, One Beer », là aussi une reprise, ce blues crasseux sorti d’un bar sordide du fin fond des USA, et, en rappel, « Born to Be Bad », avec la présence de Jared James Nichols, qui assurait la première partie — bon, pas convaincu du tout d’ailleurs.

À noter également une reprise surprenante de « Gloria » de Them.

Mais le morceau que, pour ma part, j’attendais le plus, c’est le fameux « Bad to the Bone » — un morceau qui devrait remplacer le fatiguant « Seven Nation Army » dans toutes les manifestations sportives ou autres — avec son riff simple, implacable et magistral.

Un riff que l’on retrouve tout au début du magnifique film Christine de John Carpenter. Ce soir, nous aurons droit à une version longue de plus de sept minutes.

Et une dernière chose qui me vient à l’esprit en repensant à ce concert : c’est l’étonnante — je trouve — ressemblance de son visage avec celui de Mick Jagger — cheveux un peu moins longs et visage un peu moins fripé — et avec celui du comédien Jerry Lewis !

Voilà, content d’avoir revu George Thorogood pour un bon concert. Pas exceptionnel, mais bien agréable tout de même.

Gilles Barbeaux

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