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AC/DC — Parc Jean Drapeau. Montréal – sept 2026

par philippe.archambeau@wanadoo.fr

Road to Jacksonville · Live report · AC/DC

AC/DC Parc Jean-Drapeau · Montréal

Samedi 12 septembre 2026 Montréal, Québec, Canada Texte & photographies : Patrick Loiselle

The Pretty Reckless : une première partie qui surprend

Pour la deuxième année consécutive, en ouverture d’AC/DC et sa tournée « PWRUP TOUR », c’était le groupe The Pretty Reckless qui avait le mandat de réchauffer la foule.

J’avais vu ce même combo l’an dernier à Foxborough MA, et sincèrement le groupe m’avait laissé un peu indifférent. J’étais donc un peu étonné de voir que c’était encore eux à bord, pour ce second leg (cette seconde partie, NDR) de la tournée nord-américaine.

Déjà une superbe foule sur place, et plusieurs semblent bien les connaître. Il faut dire que le groupe est un habitué de Montréal. Ça fait déjà plusieurs fois qu’ils viennent présenter leur musique chez-nous et semblent même avoir leur propre « fan base ».

Quelque chose doit m’échapper, que je me dis !

À 19:00 pile, le groupe s’amène sur scène et immédiatement je remarque un énorme changement dans leur gestuelle. Assurément que plusieurs mois à faire des stades ont grandement amélioré leur assurance et leur aisance à jouer devant d’immenses foules. Tout le monde semblait très à l’aise et pas du tout intimidé par le moment.

Mais encore, il faut que la musique suive la cadence et soit excitante et engageante. Et ce soir, je dois avouer que je découvrais un nouveau groupe.

Je vais me permettre une analogie avec le groupe Ghost. La première fois que je les avais vus, c’était en première partie de « Opeth et Mastodon » au Métropolis et ils m’avaient eux aussi laissé complètement indifférent. La fois suivante, ils ouvraient pour Iron Maiden à Québec. C’était un groupe complètement différent que je découvrais sur scène.

GHOST est devenu un de mes groupes préférés au fil des années, que j’ai vu une dizaine de fois. La première impression n’est pas toujours la bonne, et j’ai eu le même sentiment hier soir.

La musique était excellente et Taylor Momsen est franchement spectaculaire comme « front-woman ». Elle passe du rôle de « Chaperon Rouge », version « R-rated », en séductrice affirmée, en l’espace de deux secondes, c’est fascinant de la voir aller.

L’énorme scène ne semble pas du tout l’effrayer, elle l’a constamment arpentée tout le long de la soirée.

J’ai beaucoup apprécié que AC/DC permettre l’utilisation du « catwalk » (la passerelle surélevée qui s’avance dans la foule, NDR) (ce n’est pas toujours le cas avec les têtes d’affiche) et Taylor, régulièrement, venait nous visiter en avant. Elle est très intense, elle gesticule avec passion et crédibilité. Et, elle a aussi une très bonne voix rock en plus.

C’est incroyable la qualité des « front-women » présentement sur le circuit. Outre Taylor, il y a également The Warning, Halestorm, Evanescence, Spiritbox et plusieurs autres. On vit vraiment une époque dorée « Girls Power » !

Le guitariste Ben Phillips, quant à lui, nous a servi plusieurs excellents solos très inspirés.

Le mandat était clair et simple : trouvez une façon « d’allumer la foule » et par la même occasion, profitez-en pour promouvoir votre musique et votre image. Mandat absolument rempli. Le groupe nous a servi un solide 60 minutes de rock énergique et à voir la réaction des gens près de moi, tous ont eu l’air d’apprécier.

Pour ma part, ce fut une très belle découverte.

Voici le résumé visuel et la set-liste de la soirée.

The Pretty Reckless · Setlist

  1. Death By Rock And Roll
  2. Since You’re Gone
  3. Follow Me Down
  4. For I Am Death
  5. When I Wake Up
  6. Witches Burn
  7. Make Me Wanna Die
  8. Heaven Knows
  9. Going To Hell
  10. About You

AC/DC : le grand retour à Montréal

Malgré une très longue et fructueuse carrière, on ne peut pas dire que AC/DC est souvent venu nous voir dans les 25 dernières années. Ce soir est juste leur quatrième visite depuis 2000. Et de mon côté, ce ne sera que mon cinquième au total.

C’est donc 11 ans déjà depuis la dernière visite du groupe à Montréal, ça se passait au Stade Olympique le 31 août 2015. Et je n’y étais pas ! J’avais quitté pour l’Europe quelques jours plus tôt. Mon dernier concert du groupe en ville date donc de 2009, un solide bail !

Heureusement, j’ai triché un peu l’an dernier en allant voir le groupe à Foxborough, au Gillette Stadium, domicile des Patriots. C’est cette même tournée qu’on verrait ce soir.

C’est donc une deuxième visite au Parc Jean Drapeau en 10 jours pour moi. Loin d’être mon site préféré, au contraire, mais il faut ce qui faut. Je ne raterai pas un concert qui m’intéresse pour quelques inconforts assurés !

On s’est présenté au site en milieu d’après-midi et déjà on sentait une effervescence. Les gens arrivaient de façon continue, on le sait qu’on sera extrêmement nombreux ce soir. Il faisait beau, tout était donc en place pour une soirée d’enfer !

Je ne suis pas tant un fan des concerts en plein-air, mais un des avantages est de pouvoir entendre la balance. Plusieurs morceaux du set ont été joués pendant qu’on se faisait griller au soleil. Ça aide à faire monter l’adrénaline et s’auto-crinquer (se faire monter la motivation, NDR) pour plus tard

Les portes se sont ouvertes à 17:00 et on s’est dirigé dans la fosse. C’est plus petit et plus « intime », que l’admission générale à l’arrière. Juste à espérer que ce ne sera pas aussi « intense » que la semaine dernière à Iron Maiden.

Et finalement tout se déroulera parfaitement, aucun des désagréments vécus récemment.

Une fois installé, on peut finalement apprécier la gigantesque scène de notre emplacement. Directement au centre en troisième rangée, devant la plateforme de l’imposant « catwalk » (la passerelle surélevée qui s’avance dans la foule, NDR), où Angus viendra régulièrement visiter la foule. Un énorme écran géant à l’arrière et deux plus petits flanquent la scène de chaque côté. Un deuxième plateau, au-dessus de la batterie, complète le décor.

Ça peut bien prendre quelques jours à monter. Grâce aux photos que m’avait envoyées Syl Vez, et que j’ai mis en ligne vendredi, on a pu suivre le déroulement du montage. Super impressionnant.

Sur le billet ça indique un départ à 19:00, et ça débute exactement à l’heure. Tout comme l’an dernier à Foxborough, c’est The Pretty Reckless qui ouvre le bal. Excellent set, mené solidement par la leader du groupe Taylor Momsen. Déjà une bonne foule et le site se remplit à vue d’œil. Le groupe jouera un bon 60 minutes.

J’ai vraiment trouvé le groupe excellent, tellement pas le même que j’avais vu l’an dernier. Je ferai un article et résumé visuel pour eux uniquement, un peu plus tard.

En parlant de la foule, c’est beau de voir qu’il y a vraiment de tous les âges ce soir. Des vétérans de la première heure, jusqu’aux petites familles avec leurs jeunes et tout ce qu’il y a entre les deux. AC/DC est un de ces rares groupes qui a réussi à toucher toutes les générations.

Une avalanche de classiques, un son monumental

C’est sur le coup de 20:30 que ça débute. La set-liste est statique, toujours la même à chaque soir, donc on sait à quoi s’attendre et ça débute comme prévu avec un retour à la période Bon Scott avec « If You Want Blood (You’ve Got It) ».

Ça se confirme immédiatement, le son est TRÈS fort et superbe. Ça SONNAIT ! Aucun problème de mon côté à ce que ça soit fort, on est à un concert ROCK !

Angus est dans une forme d’enfer, toujours affublé de son look d’écolier et se promenant régulièrement sur une jambe en sautillant. C’est l’image qu’on avait de lui et c’est ce qu’il nous sert comme prestation. Brian, lui se dandine comme un homme très sûr de lui, toujours lui aussi avec son légendaire béret. La voix n’est plus ce qu’elle était, mais il se donne à 100% et semble avoir un plaisir fou à être sur scène avec nous. Et lui aussi est dans une superbe forme.

Quelques problèmes techniques avec ses « in-ear monitor » (écouteurs intra-auriculaires, NDR) l’ont agacé à plusieurs reprises, et l’ont carrément frustré pendant quelques morceaux, mais ça s’est réglé pour la fin.

Un concert d’AC/DC, on le sait, ce sera bourré de hits et le groupe ne perd pas de temps avant de nous en sortir un. Et c’en est un gros ! Dès le deuxième morceau, c’est « Back In Black » qu’on nous lance en pleine face. Ça y est, le party est officiellement pogné (la fête est officiellement commencée, NDR) ! Et la foule a embarqué à plein dans le train, ça saute, ça chante…et ça filme.

Quand tu décides d’avoir une scène avec un « catwalk » (la passerelle surélevée qui s’avance dans la foule, NDR), c’est pour l’utiliser et régulièrement Angus vient faire son tour quand vient le temps d’enchaîner sur un solo.

C’est incroyable quand on assiste à un spectacle du groupe, de réaliser l’ampleur de leur discographie. Même les pièces qui ne sont pas tant considérées des « hits » comme tels sont justes excellentes. Les « Have A Drink On Me », « Shot Down In Flames », « Riff Raff » ont tous reçu une réception extrêmement bruyante.

Un petit mot sur le reste du groupe. Comme on s’y attendait, les membres sont tous très discrets, mais il assurent de façon extrêmement efficace. Pas de fioriture, les « boys » restent en retrait et martèlent la rythmique sans arrêt, tel un marteau-pilon.

Angus Young, toujours au sommet

Le visuel quant à lui est solide, le jeu de lumière excellent, mais l’attrait majeur d’un concert de AC/DC, c’est Angus Young. C’est lui le visuel ! C’est encore hallucinant, à son âge (71 ans), de le voir parcourir la scène sans arrêt, sans jamais prendre de pause.

Évidemment, le clou de la soirée est son monstrueux solo pendant « Let There Be Rock ». Ridicule, dans le bon contexte on s’entend ! Il étire le morceau pour se rapprocher dangereusement du 25 minutes. Il nous a rejoints sur la plateforme hydraulique du « catwalk » (la passerelle surélevée qui s’avance dans la foule, NDR), nous a bien sûr servi sa « danse du bacon », toujours sans manquer le « beat » (sans perdre la mesure, NDR). Une MACHINE ! Et bien sûr, pour bonne mesure, les canons à confettis se sont rajoutés à l’action.

Après une petite pause, le groupe est revenu pour les rappels et c’est avec un « T.N.T. » très inspiré que ça débute, pour se terminer, comme il se doit avec « For Those About To Rock (We Salute You) » dans un final d’apocalypse avec les canons et feux d’artifices. Splendide !

On les avait attendus depuis longtemps et c’est possiblement leur dernière visite chez-nous, mais si c’est le cas, le groupe a encore une fois prouvé qu’il est une merveilleuse machine de « Hard Rock » et Angus, une des figures les plus légendaires de l’histoire.

Quelle grande soirée !

AC/DC · Setlist

  1. If You Want Blood (You’ve Got It)
  2. Back In Black
  3. Demon Fire
  4. Shot Down In Flames
  5. Thunderstruck
  6. Have A Drink On Me
  7. Hells Bells
  8. Shot In The Dark
  9. Stiff Upper Lip
  10. Highway To Hell
  11. Shoot To Thrill
  12. Sin City
  13. Jailbreak
  14. Dirty Deeds Done Dirt Cheap
  15. High Voltage
  16. Riff Raff
  17. You Shook Me All Night Long
  18. Whole Lotta Rosie
  19. Let There Be Rock

Rappels

  1. T.N.T.
  2. For Those About To Rock (We Salute You)

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